La nouvelle du jour : aux Etats-Unis, un sans-abri ayant sauvé une femme victime d’agression s’est fait poignardé par l’agresseur et en est mort. La caméra de surveillance a filmé l’homme agonisant dans la rue, des dizaines de gens le voyant et passant leur chemin, certains hésitants, d’autres se dépêchant de dépasser l’homme allongé au milieu de la rue, mais aucun ne s’arrêtant pour appeler les secours. L’homme est mort dans l’indifférence totale, au milieu de tant de personnes le voyant mourir sans rien faire.
Et de tels “incidents” se déroulent ainsi tous les jours…
Cela rejoint le nombre d’agressions ayant lieu devant tout le monde, dans la rue, dans les transports, sans que personne ne réagisse. J’ai moi-même expérimenté la situation, dans le bus, et personne n’a levé la tête. Tous regardaient par la fenêtre, essayant d’oublier ce qu’ils voyaient.
La capacité à oublier chez l’Homme est impressionnante et effrayante. Nous forçons nos yeux à ne pas voir et notre esprit à ne pas penser. Ceci couplé à la peur générale qui nous habite constamment et à l’envie d’être accepté qui nous pousse à ne pas se démarquer, à faire comme tout le monde, à obéir, et on comprend mieux le nombre d’atrocités ayant eu lieu dans l’histoire.
Et ce qui est effrayant est que ces individus passant près de cet homme à l’agonie ne sont pas des monstres, ne sont certainement pas méchants ou si indifférents que cela. Ils se sont levés le matin avec l’intention d’aller au travail et de retrouver leurs amis le soir pour critiquer la violence dans le monde et l’indifférence des gens à la souffrance d’autrui. Ce sont des gens comme tout le monde. Mais expérimenter la situation est bien différent que d’en parler abstraitement.
Faire ce que l’on croit juste et s’y tenir tous les jours et en toute circonstance est un combat de tous les jours.
-S-
ça faisait longtemps que je n’étais pas venue sur ton blog, et j’avais envie de te lire, parce que j’aime ce que tu penses, et la manière dont tu l’écris.
Tu vois, j’espère que j’aurais le courage d’appeler les secours et de ne pas prendre peur de cet Humain… Je voulais me confronter à cette réalité en aidant le SAMU social, mais finalement, ce n’est resté que des paroles, pour cause d’emploi du temps surchargé, de priorités…… parcequ’ en tant que bien portants, de privilégiés, il faut bien qu’on ait nos 8h de sommeil, sinon, ça va pas, on est de mauvaise humeur, on a mal à la tête, on a sommeil……… pourtant “on aura toute la mort pour se reposer” comme dirait je ne sais plus qui…..
Il y a une chanson de goldman, Né en 17 à Leidenstadt qui dit:”
“Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens”
“Aurais-je été de ces improbables consciences
Larmes au milieu d’un torrent”
“Aurais-je eu la force(;;;)De tendre une main
“Aurais-je entendu ces cris portés par le vent”
“On saura jamais c’qu’on a vraiment dans nos ventres
Caché derrière nos apparences
L’âme d’un brave ou d’un complice ou d’un bourreau?
Ou le pire ou plus beau ?
Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d’un troupeau
S’il fallait plus que des mots ?”
“[Refrain]
Et qu’on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps
D’avoir à choisir un camp”
Ce qui amène aussi un autre problème…….celui de résoudre un problème à la source……. déjà à la base, pourquoi cet homme était sans-abri, pourquoi cette femme s est elle faite agressée…….. GGGGGGGGGGGGGGGGGGGgggrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr
Envie de crier, de hurler, de pleurer
Oui, j’aime beaucoup cette chanson de Goldman aussi, et les paroles expriment exactement mon idée. Je partage ton envie de crier, et j’ai d’ailleurs conçu ce blog en partie pour cela, pour crier et partager ce cri.
Merci en tous cas pour ta compréhension, ton soutien, ton énergie, ta passion…